« Je t’aime », c’est dingue tout ce qui se cache derrières ces quelques syllabes, ces deux pauvres mots. Est-ce pour ça qu’ils sont autant sacralisé ? Qu’on en fait tout un plat ? Je t’aime marque la confiance qu’on a pour une personne. Ces deux mots l’autorise à avoir du pouvoir sur nous. Je t’aime ça veut dire « d’un simple geste de ta main tu peux bouleverser ma vie»
Je vous l’avez dit, qu’on y reviendrait. Il y a tellement de choses à dire sur ce sujet qu’il était impossible de s’arrêter à un seul post. Mais ce n’est pas parce que je me remet à en parler que j’ai plus avancé dans ma quête de compréhension: je peine toujours à définir ce sentiment qui en obsède plus d’un. Récemment j’ai entendu quelqu’un dire « J’ai trouvé une définition différente de l’amour chaque fois que je suis tombé amoureux. » Est-ce que c’est ça en fait ? Trouver l’amour serait impossible parce qu’on ne sait même pas quoi chercher ? La phrase insupportable « C’est en cherchant pas qu’on trouve » serait alors vrai ? Il est impossible de chercher quelque chose sans savoir à quoi il ressemble alors le seul moyen de le trouver serait d’attendre qu’il vienne à nous ? Mais même … Est-ce que ça vaut vraiment la peine de tant s’investir dans cette quête ?
Certain pense que les films sont le reflet de notre société. Par exemple, ils pensent que si dans les années quatre-vingt tant d’œuvres parlaient du futur avec des technologies incroyables (retour vers le futur par exemple) c’était parce que à cette période on avait foi en l’avenir et on voulait le montrer. Aujourd’hui, si les films de super-héros pullules c’est qu’on en a besoin: notre société parait si… Perdue, désespérée que les Hommes se mettent à rêver d’un leader, d’un être humain incroyable capable de guider l’humanité. Mais pourquoi je me met à parler de cinéma ? Parce que si les films sont le reflet de notre société il y en a un aspect qu’ils peinent à reproduire: l’amour. Dans les films qui traitent ce sujet on ne parle pas des problèmes, ou plutôt on s’en invente de faux. C’est toujours le même schéma: rencontre, connerie faite par l’un des personnages, long moment chiant durant lequel le fautif se rend compte que ce qu’il a fait c’était pas trop trop une bonne idée, retrouvailles. L’erreur par excellence étant la tromperie ou un simple malentendu parfois. Mais tout reviens vite dans l’ordre car souvent celui qui a trompé se rend compte au contact de son amant que quand même la personne d’avant était mieux et retourne avec lui pour que tout retourne dans l’ordre… Mais est-ce vraiment le bon ordre ? J’ai souvent du mal avec ces histoires de rédemptions parce qu’il y a un personnage dont le film se contre-fou alors que c’est lui qui souffre le plus à la fin: la personne avec qui l’un des deux membres du couple a trompé l’autre. Prenons comme exemple à tous les garçons que j’ai aimé épisode 2 (je crois que c’est le deux mais ça fait longtemps que j’ai vu ce film donc je n’en suis pas sur. Je ne suis pas sur du nom des personnages non plus donc d’avance désolé). Au début Lara-Jean est heureuse avec Peter mais au milieu du film elle commence à se poser des questions et va donc se rapprocher de John-Ambrose mais heureusement à la fin tout rentre dans l’ordre, la fille c’est rendu compte que la personne qu’elle aimait réellement c’était Peter et personne d’autre et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant… Enfin Peter et Lara-Jean (du moins jusqu’au film d’après)… mais John-Ambrose ? Qu’advient-il de John-Ambrose que l’on abandonne à la fin du film avec le cœur brisé par le personnage principal ? Mais SURTOUT pourquoi personne ne semble s’en préoccuper ? Pourquoi les gens sont content de voir Lara-Jean avec Peter à la fin alors que John-Ambrose a fait mieux que lui durant tout le film ? Pourquoi les gens sont heureux pour Lara-Jean alors qu’elle a brisé le cœur de quelqu’un dans une sorte… d’expérience pour voir ce que c’était qu’aimer réellement ? Et c’est là que tout devient limpide: parce que l’amour. Je peux analyser tant que je veux, essayer de faire des comparaison, tenter de trouver la logique dans tout ça j’arriverai toujours à un paradoxe car… Je peux haïr cette conclusion aussi fort que je peux ça ne l’empêchera pas de s’imposer comme la vérité qu’elle est: l’amour ne s’explique pas, il se vit… Et ça ne sert à rien de lui chercher des définitions comme l’a fait la personne dont je parle dans l’intro ou comme je l’ai fait moi même précédemment.